250e Anniversaire Haendel

L’anniversaire de Georg Friedrich Haendel (1685-1759) est l’occasion pour le Festival de Wallonie de proposer une transversale en l’honneur de ce compositeur à travers ses six festivals. Le public est ainsi incité à faire immersion dans l’oeuvre de Haendel via les trois principaux oratorios du maître, qui traverseront tous les festivals de juin à septembre.

Georg Friedrich Haendel (ou George Frideric Handel en anglais, comme il l’écrivait lui-même), est un compositeur d’origine allemande, naturalisé britannique. Il est né en 1685, à Halle, dans une famille non musicienne. Dès 1706, il entreprend un voyage en Italie qui influencera son style de façon déterminante. En 1710, Haendel s’installe à Londres et acquiert la nationalité anglaise.

Musicien hors pair à l’orgue et au clavecin, Haendel apporte une grande attention à la virtuosité instrumentale. Ses œuvres sont donc, pour la plupart, joyeuses et exubérantes. Pendant une grande partie de sa carrière, il se consacre à l’opéra en italien, avant d’inventer et de promouvoir l’oratorio en anglais, dont il est un des maîtres incontestés.

Il meurt à Londres, en 1759, il y a juste 250 ans. Ses plus grandes œuvres, telles que l’oratorio Le Messie et ses musiques de plein air Water Music et Musique pour les feux d’artifice royaux, sont encore dans l’oreille de tous.

3 œuvres, 3 chefs

Les festivaliers auront l’occasion de découvrir trois œuvres emblématiques de Haendel, d’un festival à l’autre, tout au long de la saison :
le Dixit Dominus, le Messie et Judas Maccabée.

Pour chacune de ces productions, un chef en relation idéale avec l’œuvre : Jean Tubéry, grand spécialiste de la musique sacrée pour le Dixit, Guy Van Waas, le chef permanent des Agrémens pour l’immense Messie, et la jeune garde montante de la direction baroque, représentée par Leonardo Garcia Alarcón, pour le Judas.


Le Messie

Lorsque Haendel écrit de grands oratorios comme le Messie, c’est bien entendu pour conquérir le public anglais réputé exigeant, mais aussi pour plaire au roi George, galvanisé par la célébration spectaculaire d’un pouvoir divin auquel il s’associe volontiers.

Haendel écrit son œuvre en 21 jours, durant l’année 1741 à Londres. Le Messie est joué pour la première fois à Dublin le 13 avril 1742, et en Grande-Bretagne en mars 1743. Lors de la première britannique, le roi lui-même se lève, en entendant le tonnerre de la phrase de l’alléluia For the Lord God omnipotent, donnant ainsi naissance à la tradition britannique qui veut que la salle se lève à ce moment lors de chaque exécution en concert.

L’innovation de Haendel est de mettre à la disposition de la prédication, le ressort dramatique et musical de l’opéra. Bien que considéré comme un «oratorio sacré », le Messie est résolument sorti de l’église. Un classique parmi les classiques, indémodable, et servi ici par une distribution de très haut vol…

Georg Friedrich Haendel : Oratorio « Messiah » HWV 56


Samedi 13 juin - 20h00 | Bruxelles - Flagey Studio 4
Vendredi 10 juillet - 20h00 | Namur - Eglise Saint-Loup
Samedi 11 juillet - 20h00 | Saint-Hubert - Basilique

Chœur de Chambre de Namur
Les Agrémens
Guy Van Waas, direction
Inger Dam-Jensen, soprano
Hannah Pedley, mezzo
James Laing, contre-ténor
Joseph Cornwell, ténor
Peter Harvey, baryton
 

Dixit Dominus

En 1706, Haendel entame un voyage de trois ans en Italie qui le conduira à Rome, Florence, Naples et Venise. C’est à Rome, en avril 1707, qu’il achève la composition de son Dixit Dominus et le donne en spectacle pour la première fois. Ce Dixit Dominus, œuvre originale qui n’est cependant pas sans rappeler certaines compositions chorales de Vivaldi, lui permet de faire une entrée fracassante sur la scène musicale.

La structure majestueuse de l’œuvre, qui successivement alterne ou conjugue les chœurs et les arias pour solistes, en fait une sorte de cantate sacrée en huit parties.
De facture très colorée, le Dixit Dominus mêle avec bonheur la virtuosité vocale et une énergie qui culmine avec le feu d’artifice du Gloria final. L’exécution totale de l’œuvre dure environ trente-cinq minutes. Le programme est complété par le Concerto pour orgue et des œuvres de Purcell.

Chœur de Chambre de Namur
Les Agrémens
Jean Tubéry, direction
Monika Mauch, soprano
Pascal Bertin, contre-ténor
François-Nicolas Geslot, ténor
Jean-Claude Saragosse, basse
Henry Purcell : Te Deum and Jubilate – Anthem – Sonate pour trompette et orgue
Georg Friedrich Haendel : Dixit Dominus – Concerto pour orgue

Mercredi 8 juillet - 20h00 | Namur - Eglise Saint-Loup
Dimanche 2 août - 17h00 | Stavelot - Eglise Saint-Sébastien

 

Judas Maccabée

Créé au Théâtre Royal, à Coven Garden, le premier avril 1747, Judas Maccabée devient l’un des oratorios les plus connus de Haendel, ne cédant en popularité qu’au Messie. Au moment de la mort de son compositeur en 1759, l’œuvre a reçu 33 représentations à Londres sous la supervision du compositeur, contre 36 pour le Messie.
La révolte Maccabée, au 2e siècle avant J.C., a fourni le contexte de Judas Maccabée. L’oratorio suit l’histoire à partir de la mort d’Alexandre le Grand, en 323 avant J.C., jusqu’à la marche de Judas sur Jérusalem, en 164 avant J.C. Judas Maccabée ou Yéouda Hamakabi est l’un des grands héros de l’histoire juive.
L’oratorio Judas Maccabée fut représenté six fois à sa création en 1747. Contrairement à beaucoup d’autres oratorios dramatiques de Haendel, Judas Maccabée est resté populaire tout au long de l’ère victorienne et jusque dans la première moitié du siècle.

Georg Friedrich Haendel : Oratorio « Messiah » HWV 63


Mardi 22 septembre - 20h00 | Liège - Eglise Sant-Barthélemy
Mercredi 23 septembre - 20h00 | Nivelles - Collégiale Sainte-Gertrude
Jeudi 24 septembre - 20h00 | Tournai - Eglise Saint-Jacques

Chœur de Chambre de Namur
Ensemble instrumental Les Agrémens
Leonardo Garcia Alarcón, direction et orgue
Soledad de la Rosa, soprano
Mariana Rewerski, mezzo
Fabian Schofrin, contre-ténor
Makoto Sakurada, ténor
Alejandro Meerapfel, basse